5 gestes écolos à adopter. #1

On imagine souvent à tord qu’être écolo, c’est contraignant et cher. Je suis pourtant adepte du moindre effort lorsqu’il s’agit de la vie de tous les jours et je suis très loin de rouler sur l’or. Mais, j’ai adopté plusieurs gestes faciles au quotidien afin de réduire mon impact sur la planète.

5 gestes écolo


 

Les carrés démaquillants lavables

Je n’ai jamais été une grosse adepte des disques cotons : je me maquille très peu, et donc me démaquille très peu, et je déteste enlever mon vernis avec. Pourtant, il y a quelques années, lorsque j’ai découvert la marque Les Tendances d’Emma et ses cotons lavables, j’ai adoré le concept, et j’en ai commandé dix sur le champs. Cela fait aujourd’hui trois ans et demi que je les utilise régulièrement pour me démaquiller, enlever un masque à l’argile, appliquer de l’hydrolat… S’ils sont devenus un peu gris avec le temps, ils sont toujours aussi efficaces et agréables à utiliser. Et depuis, je n’ai plus acheté un seul paquet de disques cotons.

Difficulté 1/5 : A part devoir ajouter les cotons lavables à la machine et les étendre par la suite, c’est un geste ultra facile à adopter.
Budget 1/5 : Si dix cottons réutilisables semblent coûter cher sur le coup, dites-vous que c’est un achat sur le long terme. J’ai dépensé 15€ il y a trois ans, je pense que c’est largement amorti depuis !

 

Le savon solide

Pour moi, le savon solide est LE petit geste facilement adoptable et sans effort. Cela coûte souvent moins cher que du gel douche, ça dure plus longtemps et c’est moins bourré d’ingrédients nocifs et de perturbateurs endocriniens. Je pourrai difficilement repasser au gel douche, tant je trouve les pains de savons plus pratiques et sains. Je vous parlais dans cet article de mon adoration pour les savons de Savondou. Depuis, j’ai découvert les Savons de Joya que je préfère à ceux de Savondou (oui, c’est possible).

Difficulté 1/5 : il suffit d’acheter un pain de savon à un artisan, plutôt qu’un flacon de gel douche dans une grande surface. A part l’éventuelle recherche en amont, et le déplacement en boutique bio ou sur un marché, ce n’est pas du tout contraignant.
Budget 0/5 : Pour ma part, je fais mon stock une fois par an sur un salon bio, et ça me coûte moins d’une trentaine d’euros pour l’année pour deux. C’est largement moins cher que du gel douche !

Savons
 

Le lombricomposteur

Chez mes parents, cela fait longtemps que le compost est un geste automatique. Alors quand j’ai emménagé dans mon premier petit studio étudiant il y a sept ans, et que j’ai dû jeter une peau de banane dans la poubelle normale, faute de composteur, j’ai eu l’impression de commettre une énorme faute ! Trois ans plus tard, j’ai emménager dans un appartement avec un composteur collectif : le bonheur ! Mais, lors de mon dernier déménagement, il y a trois ans, j’ai dû dire adieu au composteur et j’ai l’impression horrible de faire machine arrière. Vivant en appartement au quatrième étage, difficile de mettre en place un composteur sur mon minuscule balcon. Par contre, un lombricomposteur… Cela faisait longtemps que ça me trottait la tête et mes parents ont fini par m’en offrir un. Le concept est le même qu’un composteur classique : on met de côté les déchets organiques que l’on place sur le haut du compost régulièrement (pour ma part, un pot d’un volume d’un litre une fois par semaine), les vers font le nécessaire pour réduire cet apport et on récolte au bout de quelques mois un engrais riche. En plus de ça, les vers du lombricomposteur produisent un « thé de compost » que l’on peut diluer à 1/7ème pour arroser les plantes (qui me disent merci !)

Difficulté 0/5 : Entre jeter ses déchets organiques dans une poubelle classique ou dans un récipient à destination du lombricomposteur, il n’y a pas beaucoup de différence. Et vous aurez à jeter votre poubelle classique bien moins souvent.
Budget 4/5 : Pour le coup, un lombricomposteur est plus un investissement pour la planète que pour votre porte-monnaie : les poubelles ne coûteront pas moins chers dans le temps. A part récupérer le thé de compost qui sert d’engrais, pour le lombricomposteur, il n’y pas vraiment d’économies financières.
 

Le vrac

Aaah, le vrac ! Ma passion depuis quelques années ! Je suis loin d’être zéro déchet, mais je suis une adepte de l’achat en vrac. Pour ainsi dire, je ne comprends pas intérêt d’acheter un contenant (souvent moche d’ailleurs) pour qu’il finisse quelques jours plus tard dans une poubelle, surtout pour des denrées sèches comme des pates ou des flocons d’avoine. Je ne vois que du positif au vrac : on n’achète que la quantité nécessaire, fini le suremballage et c’est souvent moins cher, même en bio. Depuis quelques mois, je suis passée du sac en papier kraft au sac en tissus. Je me demande pourquoi je n’ai pas passé le cap plus tôt !

Difficulté 1/5 : certes il faut avoir un magasin vrac pas loin de chez soi. Mais ensuite, au lieu de prendre un paquet de riz et de le jeter dans le caddie, il suffit de remplir un sachet en tissus, de le peser et de transvaser le contenu dans un récipient hermétique chez soi (en plus, c’est plus joli qu’un paquet de pâtes Panzani !).
Budget 1/5 : les sachets en papier ne coûtent en pratique rien au consommateur. Pour les sacs en tissus, j’ai acheté les miens 1€ pièce dans ma biocoop et je les glisse dans ma machine à laver parmi mon linge de tous les jours. Je les ai depuis six mois, ils n’ont pas bougé.

Vrac
 

Le tote-bag

Dans la même veine que les packaging en carton ou plastique, je ne comprend pas l’utilisation du sac plastique/papier à usage unique. Depuis au moins deux ans, je refuse systématiquement les sacs lors d’achats en magasin et j’ai toujours sur moi plusieurs tote-bags. Au début, les vendeurs étaient assez sceptiques et insistaient souvent (« C’est gratuit ! » Mais je m’en fiche moi, que ce soit gratuit !), aujourd’hui je sens que c’est plus répandu.

Difficulté 1/5 : une fois que l’on a pris l’habitude de glisser un ou deux tote-bags dans son sac à mains et qu’on ose refuser les sacs en tissus avec un sourire, c’est simple comme bonjour !
Budget 0/5 : les tote-bags, ça ne coûte presque rien, et c’est même régulièrement offert lors d’un événement culturel ou d’un achat en ligne.
 

Si je suis peu active politiquement, je pense pouvoir dire que je suis un minimum engagée écologiquement parlant. Je n’ai pourtant pas l’impression de faire des efforts incommensurables et je suis persuadée que n’importe qui peut adopter ces quelques gestes.

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Et vous, quels sont vos gestes écolo – faciles – du quotidien ?

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